Bilan

«Je mets seulement le projet des JO entre parenthèses»

Le président du FC Sion Christian Constantin affirme qu'il ne quitte pas vraiment Sion 2026, marque qu'il a cofondée et qui lui appartient. Il se met en retrait. Après son coup de sang contre Rolf Fringer, il ne craint ni pour son image, ni pour sa présidence.

La marque Sion 2026, détenue à ce jour par Christian Constantin, pourrait ne pas être utilisée à l'avenir car un nouveaux logo et slogan sont à l'étude.

-Alors que vous avez initié le dossier des jeux olympiques Sion 2026, que vous portiez le projet dans vos tripes, vous quittez le comité de candidature…
 
- Je ne le quitte pas, je le mets entre parenthèses, en attendant que l’affaire Fringer se règle. Les retombées médiatiques sont complètement disproportionnées par rapport au geste. Il faut que la polémique se tasse et que l’émotion perde en intensité. 
 
- Le président, Jean-Philippe Rochat, se dit soulagé dans la presse d’avoir pu accepter votre démission (qui ne serait qu’un retrait selon vous) et heureux de ne pas gérer les suites, que pensez-vous de ses dires dans la presse?
 
- Il donne son opinion. Lui n’a aucune implication dans le dossier qui m’occupe. Et la durée de vie de la candidature est ponctuée par plusieurs étapes. Les cartes seront redistribuées le moment voulu. Le Conseil fédéral et les parlements fédéraux devront se déterminer sur le montant alloué. Un nouveau contrat devrait être mis en place avec des fonds privés et des fonds publics. Ensuite, les politiciens vont entrer dans la course. Alors finalement, que je sois en retrait n’est pas un mal. Je ne suis pas un homme de consensus. Je n’aurais pas été un atout pour cette étape. L’intégration des politiques est nécessaire à la notoriété du projet. Le National réglé, nous pourrons passer à l’International.
 
- Parlons du dossier Sion 2026 : « les choses sont impossibles jusqu’à ce que quelqu’un arrive, ne le sache pas, et les réalise ». Étiez-vous ce «quelqu’un»?
 
- C’est certain que le plus dur est fait ! J’ai réveillé les consciences, j’ai joué le rôle de fédérateur.  Et j’ai fondé la marque Sion 2026.
 
- A propos de votre emportement: la révolte, l’injustice que vous avez lue dans les yeux de votre fils Barthélémy (directeur sportif du FC Sion) lorsque vous le croisez dans le vestiaire ne sont-elles pas liées à votre emportement contre Rolf Fringer?
 
- Oui, effectivement, c’est la vérité. Barth a été le déclencheur. Il était temps de régler les choses. Alors, oui, je lui ai mis deux claques, c’est vrai (ndlr: au consultant de Teleclub Rolf Fringer). Il a trébuché sur une protection d’antennes TV et il est tombé, le micro toujours à la main. Juste après, il a réalisé une interview, parfaitement en forme.
 
- Vous en avez parlé après, avec votre fils Barthélémy ?
- Oui bien sûr, j’ai parlé à mon fils. Après l’émission TV, hors caméra, mon fils avait surpris des propos médisants de Fringer à son égard. 
 
- Votre relation père-enfant est-elle votre talon d’Achille ?
- Ma force surtout !
 
- Craignez-vous pour votre image ?
- Comme dit Bernard Tapie : « Une fois que ton image est faite, elle est faite ! »  La majorité des gens me donnent raison et d’autres, tort. Le déferlement de la presse n’est pas en adéquation avec ce que la plupart des gens pensent.
 
- L’épée de Damoclès est suspendue sur votre tête et pourrait mettre en péril votre présidence du FC Sion.
- En ce moment, ça ventile beaucoup ! Il faut attendre les procédures …
 
- Pensez-vous que ce geste puisse perturber votre vie professionnelle ?
- Avoir des couilles ne nuit pas aux affaires d’un bâtisseur !
 
 
Anne-Marie Philippe

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