Bilan

300 plus riches de Suisse 2017: des entrepreneurs s’invitent

Le classement 2017 des 300 plus riches de Suisse est à paraitre ce vendredi 24 novembre. Aux côtés des familles historiques et grandes fortunes internationales, des réussites entrepreneuriales helvétiques intègrent le palmarès.
  • Jonas, Peter et Matthias Kamprad48 milliards de francs (+3 milliards), nationalité suisse. Groupe Ikea, ameublement.

    Crédits: DR
  • Jorge Lemann28 milliards de francs (+1 milliard), installée dans le canton de Saint-Gall et au Brésil. Actif en particulier dans la brasserie, la restauration rapide et l'agroalimentaire.

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  • Andre Hoffmann24 milliards de francs (+1 milliard) pour les familles Hoffmann et Oeri, installées dans le canton de Bâle-Ville. Entreprise pharmaceutique Roche.

    Crédits: Dr
  • Famille Joseph Safra19 milliards de francs (+2 milliards), canton de Genève. Secteur bancaire.

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  • Maurice Brenninkmeijer. La famille Brenninkmeijer détient environs 15 milliards de francs (stable), et est domiciliée dans les canton de Zoug, Zurich et Lucerne; secteur: textile, immobilier.

    Crédits: Peter Rigaud
  • Alicher Ousmanov. 14 milliards de francs (+2), installé dans le canton de Vaud et en Suède; ses investissements très divers recouvrent notamment métallurgie, télécommunications, sports.

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  • Ernesto Bertarelli. La famille Bretarelli affiche cette année 13 milliards de francs (stable). Installée dans le canton de Berne; secteur: biotechnologies, immobilier, finance, négoce de vin.

    Crédits: Cabrera TDG
  • Alexander, Charlène et Michel de Carvalho. La famille De Carvalho-Heineken affiche 13 milliards de fortune, essentiellement constituée dans le brasserie. Domiciliés notamment dans les Grisons.

  • Viktor Vekselberg: 13 milliards de francs (+1 milliard), installé dans le canton de Zoug et à Moscou; secteur: participations dans la construction, l'énergie, l'extraction entre autres.

    Crédits: Ria Novosti
  • Karim Aga Khan12 milliards de francs (stable), installé dans le canton de Genève; secteur du développement, 80000 personnes employées.

    Crédits: reuters

La Suisse compte désormais 128 milliardaires. Deux d’entre eux ont rejoint le pays cette année. Le comte Marc-Oswald van der Straten-Ponthoz, descendant des fondateurs de Stella Artois et longtemps établi vers Charleroi, qui s’est installé depuis un an à Cheserex. A 69 ans, il fait partie des familles à l’origine d’AnheuserBusch inBev, premier brasseur du monde. Egalement, Gennadiy Bogolyubov, pur produit de la classe moyenne soviétique, et à la tête aujourd’hui d’un conglomérat employant plus de 100 000 personnes.

Lire aussi: The Giving Pledge: Hansjörg Wyss, seul Suisse avec Bill Gates, Warren Buffett

A l’intérieur du classement, les fortunes se font et se défont. Les enfants du fondateur d’Ikea Ingvar Kamprad, qui ont la nationalité suisse, ont su faire fructifier le patrimoine familial, désormais évalué à 48 milliards de francs. Les Suisses ne sont pas en reste. La famille Blocher a ainsi vu sa fortune augmenter de 46% à 11 milliards cette année. Dans l’autre sens, les revers qui ont défrayé l’actualité se ressentent dans nos estimations.

Patrick Drahi, à la tête de l’opérateur Altice et actuellement en difficulté avec la chute de plus de 40% du cours de l’action, voit sa fortune personnelle amputée de deux milliards sur un an (-25%). La plus forte baisse du classement, à l’exception du cas particulier du milliardaire et philanthrope Hansjörg Wyss qui s’est engagé, via le programme The Giving Pledge, à distribuer au moins la moitié de sa fortune à des fondations caritatives (-6 milliards).

Les réussites entrepreneuriales du «Swiss dream»

A noter que plusieurs familles suisses, à l’origine d’empires industriels ou immobiliers, font leur entrée dans le classement.  A l’image de la saga valaisanne des Zwissig, actifs dans les transports, mais également le combustible et l’élimination des déchets. Une fortune établie entre 100 et 200 millions de francs aujourd’hui, et construite sur trois générations, dont Pierre-Alain Grichting -candidat malheureux au Conseil des Etats- assume aujourd’hui les rênes de l’entreprise.

A Ecublens en canton de Vaud, Alexandre Pesci, héritier de l’entreprise Lemo, affiche aujourd’hui une fortune comparable, également estimée entre 100 et 200 millions d’euros. Le groupe industriel, actif dans le domaine des connecteurs, a mené à bien le rachat en 2014 du fabricant spécialisé de câbles américain Northwire, et dispose d’antennes au Japon et aux Etats-Unis.

Immobilier et bâtiment restent peut-être les secteurs les plus emblématiques  du «Swiss dream», qui a vu des self made men, partis de rien, bâtir des empires. A l’image d’Avni Orllati, chef d’entreprise d’origine kosovare, qui emploie aujourd’hui dans ses différentes sociétés, dont Forasol et Orllati, près de 800 personnes, et dont la fortune pourrait avoisiner les 150 millions de francs.

Autre immigré à l’honneur du palmarès: Raffaelo Radicchi, arrivé dans les années 1970 d’Italie pour travailler en tant qu’ouvrier sur le chantier du Gothard. D’acquisition en acquisition immobilière, il est devenu progressivement le principal propriétaire privé du canton de Neuchâtel.

Signe du changement des temps, digitalisation et révolution technologiques voient émerger des fortunes colossales en seulement quelques années. C’est ainsi que Tej Tadi, fondateur en 2012 de la startup Mindmaze, «licorne» suisse -valorisée plus d’un milliard de dollars- intègre le classement des 300 plus riches de Suisse. Premier représentant des réussites fulgurantes de la nouvelle économie.

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Joan Plancade
Joan Plancade

JOURNALISTE

Lui écrire

Diplômé du master en management de l’Ecole supérieure de Commerce de Nantes, Joan a exercé pendant sept ans dans le domaine du recrutement, auprès de plusieurs agences de placement en France et En Suisse romande. Aujourd’hui journaliste indépendant, Il travaille en particulier sur des sujets liés à l’entreprise, l’innovation et l’actualité économique.

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