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RechercheQuand les PME retournent à l'écoleLe nombre de contrats de recherche industrielle signé entre l'EPFL et les entreprises est passé de 112 en 2005 à 165 en 2008. En valeur financière, cette augmentation est encore plus impressionnante: +65% de 2007 à 2008! «Pour le moment, nous sommes sur la même tendance que l'an dernier», témoigne Gabriel Clerc, responsable du service des relations industrielles de l'école polytechnique. |
High-Tech par Fabrice Delaye - Bilan No.12 - 17.06.2009
Les raisons de ce succès
Plusieurs facteurs expliquent l'intérêt croissant des entreprises pour les recherches appliquées mais aussi fondamentales menées dans les hautes écoles. D'abord, avec le concept d'«open innovation», les grandes entreprises tentent de multiplier leur capacité de R&D en puisant de nouvelles idées dans les universités. C'est le sens des contrats-cadres passés ces dernières années entre l'EPFL et Logitech, Nestlé, Merck Serono, Alcan, etc.
Ensuite, depuis 2005, dans le cadre d'Alliance, une plate-forme commune aux hautes écoles romandes, à l'EPFL ainsi qu'aux hôpitaux universitaires vaudois et genevois et à l'Idiap de Martigny, le programme Liaison démarche 150 PME par an pour orienter vers des applications concrètes les recherches menées dans ces institutions. Le succès est au rendez-vous. Entre 2005 et aujourd'hui, les contrats de recherche de l'EPFL avec les grandes entreprises ont augmenté de 35%. Mais ceux avec les PME et les start-up ont quant à eux crû de 70%. Au cours des trois dernières années, une centaine de PME se sont tournées vers les hautes écoles romandes pour développer des innovations
Responsable de Liaison, Roland Luthierconsidère que la demande des PME pour développer en partenariat de l'innovation est renforcée par la crise. Il en veut pour preuve l'incroyable réussite des chèques innovation lancées par la Commission technologie et innovation (CTI) le 1er avril dernier. Doté d'un million de francs, ce programme donne aux PME un accès facilité aux laboratoires académiques. Elles disposent d'un chèque de 7500 francs pour leur demander une étude de faisabilité sur une innovation technologique. Prévu de s'étendre sur huit mois, le dispositif a été épuisé en trois semaines...
Une nécessité
«Avec la crise, on assiste à une optimisation des ressources financières mais nos quatre conseillers qui visitent les PME constatent toujours autant de réceptivité», poursuit Roland Luthier. Il faut dire qu'elles ont eu à se féliciter de leurs collaborations avec les écoles dans un passé récent.
Le fabricant de thermomètres Rüeger a par exemple collaboré avec la haute école ARC pour automatiser la production d'un ressort afin de pouvoir honorer une grosse commande dans l'urgence. De même,Tesa travaille avec les hautes écoles d'ingénieurs d'Yverdon et de Sion pour intégrer des puces communicantes sur ses instruments de mesures portables et faire face à la concurrence des pays à bas coûts.
Les PME trouvent dans les écoles le seul moyen de sortir par le haut de la crise: être plus compétitif.
LE BILANOMETER: LES SITES UTILES SUR LE SUJET
www.inno-swiss.ch Le portail de l'innovation en Suisse
www.alliance-tt.ch Le site du transfert des technologies des écoles romandes.
sri.epfl.ch Le site des relations industrielles de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne.
Crédit photo:D.R.
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