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Crédit photo:D.R. |
EntrepriseApprendre à entreprendreLe WEF défend l'idée que l'entrepreneurship devrait faire partie de tout le cursus de formation. |
High-Tech par Fabrice Delaye - Bilan No.10 - 20.05.2009
Spécialiste de l'économie de l'innovation, l'Américain Carl Schramm considère que les Etats-Unis sont passés ces dernières décennies d'un capitalisme de grandes firmes à un capitalisme d'entrepreneurs. Il veut pour preuve que la majorité des trente sociétés qui forment l'indice Dow Jones n'existait pas il y a trente ans. Il voit ce processus de destruction créative s'accélérer avec la crise de par le fait que 18 de ces 30 firmes ont été fondées pendant des périodes de récession, lorsque l'innovation devient vitale.
Signé par des grands patrons de ces entreprises comme AMD, Intel, Cisco et Microsoft, un nouveau rapport du World Economic Forum explique à quelles conditions ce capitalisme d'entrepreneur peut s'épanouir. Il met l'accent sur la formation et livre des pistes intéressantes au moment où la Suisse cherche les voies d'une politique de relance qui ne prétérite pas la croissance future par des déficits.
Le WEF suit le gourou du management Peter Drucker lorsqu'il affirme que l'entrepreneurship n'a rien à voir avec les gènes. «C'est une discipline et comme toute discipline elle peut être enseignée.» Les auteurs remontent à la création du premier cours d'entrepreneurship, à Harvard en 1947, pour montrer comment cet enseignement s'est infiltré dans les écoles techniques et scientifiques jusqu'à ce que les business schools qui privilégiaient les grandes firmes commencent à le reprendre.
Le même phénomène est à l'oeuvre en Suisse avec le programme de sensibilisation et de formation Venturelab. A l'aune d'une récente première place européenne pour l'innovation grâce au dynamisme de ses start-up ou de la plus grosse présence par pays (14) parmi les 100 meilleures jeunes pousses européennes que vient de sélectionner le magazine Red Herring, on est en droit de dire que cela marche. Les deux tiers des sélectionnés sont passés par Venturelab, qui aide 100 entreprises à naître chaque année.
Le WEF va plus loin. Il défend l'idée que l'entrepreneurship devrait faire partie de tout le cursus de formation et que grâce aux nouvelles technologies on peut l'appliquer de la primaire à la formation professionnelle. S'il est difficile d'envisager autre chose que la communication d'un état d'esprit chez les enfants, le succès de Venturelab dans le soutien aux start-up à fort contenu technologique devrait servir de modèle pour une expérience étendue aux entreprises des secteurs traditionnels.
En France, le nouveau statut d'autoentrepreneur en a vu éclore 150 000 en quatre mois. C'est 150 000 chômeurs de moins. En Suisse, il n'y a sans doute pas besoin de changement de statut mais les outils de rédaction de business plan, de pitch pour la recherche de fonds et plus généralement de confiance en soi, développés dans les cours d'entrepreneurship pour le secteur high-tech, s'emploieraient utilement dans les secteurs traditionnels de l'économie. Le passage d'un serial entrepreneur du Web comme Rémi Walbaum d'Internet à la boulangerie montre que la greffe est possible.
ont le sentiment d'être plumés.
LE BILANOMETER
Les sites utiles sur le sujet
www.webforum.org/GEI La page où il est possible de télécharger le rapport sur l'entrepreneurship de WEF.
www.venturelab.ch Des informations sur les cours Venturelab.
www.kaufman.org Le site du gourou Carl Schramm
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