Le Prix Nobel soutient une croissance respectueuse de l'environnement

Le Prix Nobel soutient le développement durable Le Prix Nobel d'économie 2018 a été attribué ce lundi 8 octobre aux universitaires américains William Nordhaus et Paul Romer. La récompense vient couronner les travaux des deux chercheurs sur l'intégration du changement climatique et de l'innovation technologique dans l'analyse macro-économique. Le Prix Nobel d'économie 2018 a été attribué ce lundi 8 octobre aux universitaires américains William Nordhaus et Paul Romer. La récompense vient couronner les travaux des deux chercheurs sur l'intégration du changement climatique et de l'innovation technologique dans l'analyse macro-économique. Récompense Économie Les plus de la rédaction

Le fabriquant genevois qui frappe des pièces d'or

Le fabriquant genevois qui frappe des pièces d'or Passionné de métal jaune, l'ancien banquier Paul Noël ressuscite l'un des plus vieux métiers de la finance. Et après quelques péripéties désormais réglées avec la Confédération, ses pièces trouvent des clients partout à travers le monde. Passionné de métal jaune, l'ancien banquier Paul Noël ressuscite l'un des plus vieux métiers de la finance. Et après quelques péripéties désormais réglées avec la Confédération, ses pièces trouvent des clients partout à travers le monde. Métaux précieux Argent & finances Les plus de la rédaction

L'avenir de l'électroménager selon le PDG de BSH

L'avenir de l'électroménager selon le PDG de BSH Du four à la machine à laver, la connectivité augmente. Les smartphones permettent de prendre le contrôle à distance, et la tendance va en augmentant. Karsten Ottenberg, le PDG du groupe BSH, issu d'une collaboration de Siemens et Bosch, se réjouit de la nouvelle génération d'objets. Il nous livre sa vision du futur. Du four à la machine à laver, la connectivité augmente. Les smartphones permettent de prendre le contrôle à distance, et la tendance va en augmentant. Karsten Ottenberg, le PDG du groupe BSH, issu d'une collaboration de Siemens et Bosch, se réjouit de la nouvelle génération d'objets. Il nous livre sa vision du futur. Electroménager Entreprises Les plus de la rédaction

Capital-risque: la course au gigantisme

Capital-risque: la course au gigantisme Affichant 100 milliards de fortune sous gestion, le Vision Fund conçu par Softbank avec l’Arabie saoudite prépare une vague de consolidation sans précédent de l’économie high-tech. Affichant 100 milliards de fortune sous gestion, le Vision Fund conçu par Softbank avec l’Arabie saoudite prépare une vague de consolidation sans précédent de l’économie high-tech. Investissements Techno Les plus de la rédaction

«Halte aux initiatives antibusiness en Suisse»

Ce 30 novembre, la Suisse votera sur l’initiative populaire d’Ecopop («Halte à la surpopulation»), qui veut limiter l’immigration à 0,2% de la population résidente par an. Elle votera aussi sur l’initiative «Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires», qui veut abolir les forfaits fiscaux des étrangers fortunés. Ces initiatives, qui rappellent celle de Franz Weber «Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires», n’ont pas que le «halte» en commun, cette main symboliquement dressée contre ceux qui voudraient salir, dénaturer, appauvrir, polluer, envahir la Suisse.Dans les deux cas, elles sont vivement combattues par les milieux économiques, et rejetées par le Conseil fédéral. Cela, parce qu’un «oui» aurait des répercussions négatives pour l’économie, que ces répercussions soient admises ou non, chiffrables ou non, voulues ou non. Ce qui est en jeu est que, depuis 2010, toute une série d’initiatives ont rendu la Suisse imprévisible pour les acteurs économiques.Antibusiness, la Suisse? C’est du moins le signal donné.«Sensationnalisme Swiss first»Ecopop ignore manifestement les besoins de l’économie, les entreprises ayant des nécessités bien plus grandes en recrutement de travailleurs migrants. Le signal est aussi dissuasif pour les multinationales qui voudraient s’établir en Suisse, pourtant classée quatrième dans l’Indice de liberté économique 2014.L’abolition des forfaits fiscaux, dont l’acceptation priverait le pays de 700 millions de francs de recettes fiscales par an, a créé depuis son lancement en 2012 une incertitude permanente quant aux seuils d’imposition selon la dépense, dissuadant des fortunes étrangères de s’établir en Suisse, au même titre qu’une autre initiative bientôt soumise au peuple, qui veut taxer à 20% la part des héritages dès 2 millions de francs. Si on doit ces initiatives aux écologistes et à la gauche, l’UDC n’est pas en reste. La droite populiste a même popularisé les initiatives «sensationnalistes». Elle avait lancé, dans la foulée de celles «Contre la construction de minarets» (2009) et «Pour le renvoi des criminels étrangers» (2010), celle «Contre l’immigration de masse», acceptée elle aussi par le peuple le 9 février dernier. Un autre signal perçu comme inhospitalier par les entreprises et leur premier partenaire économique, l’Europe. Dans la même veine «Swiss first», l’UDC vient de lancer son initiative «Pour la primauté du droit suisse sur le droit international». Celle-ci, comme les autres, soulève d’importantes questions, mais crée plus d’insécurité juridique qu’elle n’en élimine. Faire des affaires en Suisse requiert d’avoir la certitude que les contrats internationaux seront honorés, et qu’il n’y aura pas de blocages politiques majeurs. Tout comme «Sauver l’or de la Suisse» et «Monnaie pleine», que nous avons déjà analysées ici, la multiplication d’initiatives aux effets radicaux crée un désavantage concurrentiel pour la Suisse en tant que siège.Est-il idéal de voir le monde des entreprises trembler régulièrement devant le droit d’initiative populaire, et l’usage parfois peu réaliste, ou opportuniste, qui en est fait?Non. La stabilité suisse, au plan politique et juridique, a été son plus grand atout. La Suisse s’est distinguée des grandes démocraties connaissant l’alternance gauche/droite par son système collégial et pluripartite, gage de prévisibilité et de fiabilité. On a pu dire que la matière première de la Suisse était le travail. C’est faux. Beaucoup de pays travaillent autant ou plus, sans être aussi attractifs pour les affaires. L’atout maître de la Suisse, c’est la visibilité qu’elle a longtemps offerte sur ses conditions-cadres, libérales et non répressives. Or dernièrement,  planifier et organiser des affaires en Suisse devient sujet à une inconnue après l’autre. A l’alternance gauche/droite, nous substituons une dialectique «élus contre initiants», aux aléas similaires. Et si on lançait l’initiative «Halte aux initiatives qui sapent la liberté économique en Suisse»? Départ pour 100 000 signatures?

Il n’y a pas d’impunité pour les terroristes

C’est une conviction diffuse, malsaine et trompeuse, tout particulièrement en ce début d’automne marqué par une inquiétante violence terroriste: on se persuade que les attentats demeurent impunis et que leurs auteurs ne sont jamais ni appréhendés ni jugés, et encore moins condamnés.Rien n’est plus inexact! La quasi-totalité des actes de terrorisme dans le monde a trouvé une conclusion: judiciaire, policière ou militaire.Le 1er septembre de cette année, le chef des milices Shebab en Somalie a été repéré – et pulvérisé – par un drone américain, sur indication des services secrets français. Motif de cette exécution extrajudiciaire (sur laquelle un débat contradictoire aurait quelque justification): l’homme, répondant au nom d’Ahmed Abdi Godane, était responsable de la mort de 3 agents secrets français (11 janvier 2013) ainsi que de nombreux attentats tel celui perpétré il y a tout juste un an dans un centre commercial de Nairobi.Le 30 mai dernier, la police française arrêtait Mehdi Nemmouche en gare de Marseille, six jours seulement après l’attentat commis par ce jeune «djihadiste» au Musée juif de Bruxelles. Une prise policière de premier choix, l’homme se révélant par ailleurs être l’un des geôliers des journalistes français otages du groupe terroriste DAESH en Syrie. Nemmouche est en prison. Il sera jugé.Il y a plus de trente ans, le 3 octobre 1980, une moto piégée explosait devant la synagogue de la rue Copernic à Paris. Le dossier n’avait jamais été refermé: on cherchait en vain la trace d’un certain Alexander Panadriyu. Après bien des péripéties, l’auteur présumé a été repéré au Canada, où il enseignait à l’université, sous son vrai nom, Hassan Diab. Il a été arrêté. Lui aussi sera jugé.La France se souvient de la vague d’attentats dans les rues de Paris, en 1995: après ce qui fut un bain de sang dans plusieurs quartiers de la capitale (au métro Saint-Michel, entre autres cibles), tous les terroristes islamistes du GIA ont été, avec le temps, appréhendés et jugés.Mohamed Merah? L’auteur des fusillades de Toulouse (7 morts en mars 2012) a lui-même choisi le cours de son destin: à la reddition, il a préféré la mort.C’est ainsi: le sort de tout terroriste, à court ou long terme, se résume à ces deux possibilités, que l’intéressé semble du reste assumer pleinement: la mort ou la prison. Placés en détention ou «neutralisés»Les attentats du 11 septembre 2001? Outre le commando mort en action, tous les organisateurs et planificateurs du massacre ont été identifiés, interpellés, placés en détention ou «neutralisés», de Khaled Sheik Mohamed à Oussama ben Laden (détentions et «mises hors d’état de nuire» qui, elles aussi, mériteraient quelques débats et interrogations).Au total, sur une large décennie, ce sont plus de 40 HVT («high value targets», ainsi que les qualifient les services antiterroristes américains) qui ont été neutralisés.Les attentats de Madrid en 2003 et les 191 morts de la gare d’Attocha? Outre les 7 membres du commando qui ont préféré se suicider collectivement, 29 de leurs complices ont été identifiés et condamnés.Bali en 2002 et Londres en 2005? Aucun de ces attentats n’est resté impuni.Autre cas emblématique: l’attentat de Boston, le 15 avril 2013, commis par les frères Tsarnaev. L’aîné, Tamerlan, trouvera la mort lors d’une opération policière, le cadet, Djokhar, devra rendre compte de ses actes lors d’un procès agendé pour l’année 2015. La mort pour l’un. La prison pour l’autre.Il apparaît ainsi que nos démocraties, parfois fragiles – et fragilisées – à court terme (notamment en cas d’attentat), se révèlent fortes – et même fortifiées – sur le long terme. La situation inverse prévaut pour le terrorisme: il est d’une force sans pareille sur l’instant, mais il ne résiste pas à l’épreuve du temps.On ne le dit pas assez: en matière de terrorisme, l’impunité n’est pas la règle. C’est l’exception.

Suisses, buvez suisse!

Les partis de la droite dite “dure” s’approprient souvent les sujets liés au patriotisme, au nationalisme et s’enorgueillissent de notre suissitude. Sont-ils les garants pour les générations à venir de notre cher patrimoine helvétique? Que l’on se positionne à gauche comme à droite, ces mots sont porteurs de sens pour autant qu’on les respecte. Certes, les crises nuancent quelque peu notre rapport à ces valeurs pourtant fondamentales mais, pour moi, le constat est que ces thèmes sont beaucoup trop rarement amenés par les partis que je nommerais “raisonnables”. Dans ce décor, sommes-nous tous des patriotes, des vrais patriotes au même titre que nos voisins français ou italiens? Qu’est-ce qui nous relie entre nos différentes régions? Quelles sont nos valeurs communes? La Nati, les montres, le chocolat, les banques, le paysage, le fromage ou encore le vin? Consommer avec patriotisme Ma propre expérience économico-politique en Suisse m’a malheureusement plutôt enseigné que nous ne sommes pas si patriotes que cela. En effet, nous consommons presque outrageusement, d’un point de vue de l’agriculture ou de la viticulture en tout cas, les produits des pays limitrophes – ou lointains - en toute bonne conscience. Il est de fait que nous ne réagissons pas lorsque nous apprenons qu’un parlementaire, un député, un conseiller d’état, dans le cadre de sa fonction publique, va consommer et par conséquent soutenir du vin chilien, italien, espagnol… Les médias français ou italiens, en apprenant cela, seraient vivement tentés de s’en amuser et de véhiculer la nouvelle. Je n’ose imaginer le scandale provoqué par cet outrage à la nation. Des têtes pourraient tomber!? Au pays des helvètes, cela ne pose a priori aucun problème à personne, que ce soit au niveau politique, économique ou médiatique. Je n’ai pas de chiffres liés à cette consommation que l’on pourrait considérer comme antipatriotique mais je reste persuadé que si chacun d’entre nous consommait ses produits suisses avec plus de fierté, nous serions plus forts. Quid de la consommation transfrontalière qui concerne les régions telles que Genève, Vaud, Bâle, Jura et qui, soit dit en passant, coûte quelques milliards annuels à notre économie? Il m’apparaît d’importance de porter fièrement les couleurs de la nation, sans arrogance mais avec l’ambition d’être d’honorables citoyens suisses. Est-ce tant demander? Si nos grandes entreprises et institutions cessaient d’offrir du vin étranger à leurs clients et employés, cela n’améliorerait-il pas la situation? Enfin, animée par un sain libéralisme, notre filière vitivinicole ne souhaite globalement pas revenir à des notions de contingents ou à une forme de protectionisme qui nous obligerait à boire du vin Suisse. Les années 80 nous ont enseigné qu’obliger n’est pas la clef pour faire aimer. Pardonnez ces quelques lignes posées en “vrac” tel un cri du coeur, mais en tant qu’entrepreneur Suisse, j’invite mes compatriotes à me suivre dans cette campagne de défense du label Suisse qu’on appelle Swissness! Nous pouvons tous activement être les ambassadeurs de la Suisse, ne délaissons pas cette sensibilité et nous en sortirons grandis! A vous, santé!!

Rachats d’années LPP: paradis fiscal ?

Brièvement, le rachat d’années correspond à la possibilité de compenser les cotisations   d’épargne manquantes par rapport à la situation du jour. Il y a des cas où cela n’est pas possible : -  le salaire n’a pas évolué -  un retrait pour le logement a été effectué -  le plan de prévoyance suite à un changement d’employeur est plus bas ... Jusqu’à présent, il y a beaucoup plus d’informations qui circulent sur l’attractivité des rachats d’années sur le plan fiscal que sur les contraintes et restrictions qui en découlent. Evidemment cela semble un paradis au niveau fiscal vu que la totalité du rachat effectué peut être déduit de son revenu imposable par contre : -  le montant du rachat en cas de décès pourrait être partiellement  perdu -  en cas de divorce, ce même capital sera partagé à raison de 50% -  blocage du capital total accumulé pour tout éventuel retrait dans le délai de 3 ans suivant le versement aussi bien pour la personne ayant racheté que pour son conjoint. Afin d’éviter ces divers désagréments il existe une autre solution, à savoir qu’il est possible d’augmenter la cotisation épargne totale jusqu’à 25% du salaire AVS. 100’000 CHF de salaire correspond  à 25’000 CHF d’épargne possible au maximum (part employeur et part employé) par année. L’avantage fiscal reste par contre identique à celui des rachats d’années de contribution. Il est possible de prévoir de manière règlementaire des niveaux différents de cotisations d’épargne pour les employés. Il s’agit donc d’une option pour l’employé de pouvoir augmenter son épargne. Exemple: Cotisation 15% du salaire, dont 10% financé par l’employeur et 5% par l’employé dans un plan traditionnel. Dans un plan à option, l’employeur cotisera toujours 10%, mais l’‘employé peut choisir de cotiser 5% (15% au total), 7% (17% au total) ou 10% (20% au total). L’art. 1d OPP2  autorise ce mode de faire pour autant que le plan au financement le plus élevé ne dépasse pas le moins élevé de 50 %. N’est-il peut-être pas plus judicieux de profiter d’abord de cette opportunité et d’éventuellement procéder au rachat par la suite ?  

Hyène, paon ou requin... Comment faire sa place

La mue de la place financière suisse est en marche et l’expertise, l’expérience et l’infrastructure locale attirent les convoitises. Mais comment se développer ou même entrer sur un marché 200 ans après la concurrence, qui plus est au moment où l’étau se resserre sur des pratiques devenant chaque jour plus risquées et contestées? Il existe plusieurs solutions. La première, risquée, est la stratégie de l’autruche. On a pu la voir en action il y a quelques années de cela, lorsque les comptes de citoyens américains ont du être fermés par les clairvoyants établissements conscients des risques que les Yankees représentaient. D’autres l’ont ignoré ou pire, ont choisi de récupérer les clients américains “exités” par les autres en voyant cela comme une opportunité… L’actualité récente montre que cela n’a pas été leur meilleur choix stratégique. Mais on le sait, la mémoire de beaucoup de managers bancaires est plus courte que celle de l’acolyte de Nemo. Du coup, depuis quelques mois, les chasseurs de tête et même les petites annonces n’ont aucun scrupule à démarcher des conseillers en mentionnant explicitement qu’ils recherchent des fonds non-déclarés. Affligeant. Malheureusement, c’est avec ce genre de course au petit profit que l’on fragilise une place financière majeure. Course au profit toujours, mais de la part des gérants de fortune cette fois. En effet, ces derniers profitent de cette redistribution des cartes pour se déplacer vers les structures qui veulent croitre, et sondent donc les potentiels nouveaux employeurs sur ce qu’ils peuvent leur apporter s’ils décident de les rejoindre. L’élément financier ne peut toutefois pas être l’unique motivation, car il sait pertinemment qu’il lui sera plus facile de convaincre ses clients de le suivre dans un établissement à la réputation excellente et où il puisse les servir de manière indépendante, sans pression sur les ventes de produits maison par exemple. Une seule des 4 consolidations attendues prochainement a pour l’instant eu lieu, et on en a déjà expliqué la logique. Elle illustre quant à elle la stratégie de ceux qui veulent croître vite et bien, et procèdent à des rachats ou des fusions. Evidemment, ils récupéreront également quelques clients indésirables et devront convaincre les gérants qu’ils sont un partenaire idéal, c’est pourquoi seules les structures sérieuses, crédibles et jouissant d’une bonne réputation peuvent s’y atteler. Les nouveaux acteurs ont l’embarras du choix, ils peuvent se comporter en autruche, en hyène, en paon, en requin ou en ogre, mais ce qui est sûr, c’est qu’au bout du compte ce sont les clients, les décisions stratégiques et parfois les USA qui décideront du futur paysage de la gestion de fortune helvétique.   The Last Banker Standing

Les unis suisses à l'assaut des réseaux sociaux chinois

L’internet en Chine fonctionne selon ses propres règles, mais derrière le « Great Firewall », les utilisateurs des sites de médias sociaux sont très actifs. Pour toute stratégie de développement en Chine, il est donc nécessaire de prendre en compte le marketing digital de ses produits ou services. Cela vaut également pour le domaine de l’éducation qui est en plein boom à l’image des quelques 250,000 étudiants chinois qui vont chaque année suivre une partie de leurs études à l’étranger.  Pour soutenir leurs efforts de recrutement ou de marketing, quelques universités étrangères ont lancé des initiatives sur les médias sociaux chinois. Nous avons ainsi trouvé, parmi les pays les plus prisés par les étudiants chinois, plus de 40 unis américaines, 22 britanniques et 14 australiennes, qui chacune animent un compte Weibo (micro blog comptant plus de 220 millions d’utilisateurs). Duke University a même utilisé ce canal pour rassembler 150 étudiants autour d’un “chat” virtuel. Deux universités suisses sont présentes sur Weibo: HEC Lausanne et St-Gall. Elles ont participé à un projet pilote (géré par swissnex China et financé par la Fondation Gebert Ruf et le Secrétariat d’Etat à l’Education, la Recherche et l’Innovation) qui leur a permis de mieux saisir le potentiel et les difficultés de ces nouveaux médias. HEC Lausanne compte plus de 300 fans et utilise Weibo pour informer les étudiants potentiels ainsi que pour se faire mieux connaître dans des domaines de compétence tels que le management durable. La Chine va continuer à jouer un rôle important dans le domaine académique. La qualité de la recherche augmente vite et, malgré les nombreux “returnees” qui rentrent au pays, les chercheurs sont très mobiles. Il faut donc mettre en place des stratégies pour attirer les talents, développer des collaborations avec les meilleurs instituts et promouvoir son institution. De nombreuses plateformes de pays voisins sont déjà populaires en Chine, notamment Campus France ou le site communautaire Aurore Science. Les universités suisses ont rapidement appris l’utilisation des outils de communication digitale tels que Facebook, Twitter ou Youtube (cf. la plateforme Digital Campus), elles doivent désormais penser aussi à une présence plus active en Chine via des outils tels que Sina Weibo, Weixin, ou Renren. L’étude “Médias Sociaux et Communication Académique” est disponible sur le site de swissnex.

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