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ClassementLes 20 jeunes leaders qui font la SuısseDe Aymeric Sallin à Laurent Haug, ces top managers de moins de 40 ans s’illustrent par leurs compétences et leur précocité. Bilan a sélectionné les personnalités dont on entendra vite parler. |
PAR Cyril Jost, Mary Vakaridis
Date de naissance: 17 juillet 1974. Ce n’est pas celle d’une nouvelle starlette américaine post-adolescente. C’est celle de Boris Collardi, CEO de la Banque Julius Baer. Roger Federer? 8 août 1981. Force est de constater que la nouvelle génération de leaders est déjà là. Une génération qui n’a pas connu le Macintosh d’Apple, le premier ordinateur à souris, ni la vie avant les téléphones portables. Ni Casimir et le gloubi-boulga au niveau des références culturelles. Nés après 1971, ces professionnels ont leur manière à eux de travailler. Professeur à l’IMD à Lausanne, Stuart Read a fait ses débuts en 1988 chez le fameux développeur informatique américain Oracle. «J’avais 23 ans. Je n’en croyais pas mes yeux. Les gens qui géraient cette compagnie n’étaient pas plus vieux que moi. L’explication, c’est que le CEO Larry Ellison engageait délibérément des jeunes, dans l’idée qu’Oracle doit réaliser l’impossible. Or, seuls des professionnels qui n’ont pas encore été confrontés aux limites du réalisable vont tenter d’aller plus loin. Cette stratégie a permis à Oracle de briller par ses qualités d’innovation. Mais la compagnie a aussi dû surmonter une quantité d’erreurs que des vétérans n’auraient pas commises.»
Selon la littérature en management, il faut dix ans de pratique pour qu’un professionnel acquière des compétences d’expert. Stuart Read poursuit: «C’est à ce moment que l’on est à son top. Un niveau qui se maintient d’ordinaire durant une trentaine d’années. Ce n’est pas l’âge qui rend moins compétitif. Ce sont des facteurs qui diminuent l’assiduité au travail, comme le fait d’avoir des enfants ou de faire de la politique. Ou l’ennui.» Le parcours de Patrick Chappatte corrobore ces conclusions, dans le domaine pourtant bien particulier du dessin de presse. Le Genevois a débuté à 20 ans chez le défunt quotidien La Suisse. En 2001, consécration. Il devient à 33 ans l’un des quelques dessinateurs au monde bénéficiant d’une audience planétaire en entrant à l’International Herald Tribune. Entre 2002 et 2006, autre jalon, il bénéficie avec d’autres dessinateurs de haute volée d’une carte blanche au World Economic Forum de Davos. «C’était très impressionnant
Nous avions le rôle du poil à gratter. Et nous présentions nos dessins devant un parterre de chefs d’Etat. Je brocardais la faillite d’Arthur Andersen, alors que tous les CEO de la branche étaient dans la salle.» «Vu que j’avais commencé très jeune, à 30 ans, j’avais déjà une maturité professionnelle et une assurance qui me permettaient de travailler sereinement. C’est un gros avantage pour la vie familiale, car on est beaucoup plus disponible lorsque naissent les enfants», déclare ce père de trois garçons. Les cultures les plus favorables aux jeunes managers sont celles qui autorisent l’échec et le considèrent comme une opportunité d’apprentissage. Les Américains sont connus pour leur ouverture en la matière. Stuart Read relate: «J’ai eu à Seattle dans un cours d’entrepreneuriat un étudiant japonais qui avait une excellente idée de business. Mais pour lui, il était exclu de fonder une entreprise. Car en cas d’échec, il ne lui serait plus permis de semarier.»
Sébastien Tondeur
CEO DE MCI, 34 ANS
Belle réussite familiale. En 1987, Roger Tondeur et son épouseUrsulaWigert ont fondéMCI à Genève. En 2010, leur fils Sébastien reprend la barre après avoir dirigé l’entreprise avec son père durant une douzaine d’années. Actif auprès du Sommet sur le climat de Copenhague comme du Festival de Cannes, le groupe est un grand de l’organisation d’événements qui a gardé la culture d’une PME. Le nouveau patron a étudié aux Etats-Unis et présente un profil résolument international, à l’image du profil du groupe. Avec ses 800 collaborateurs, dont 120 dans la Cité de Calvin,MCI est déjà actif dans plus de 20 pays. La firme suisse veutmaintenant rivaliser avec les Américains et vise un chiffre d’affaires d’unmilliard de francs à l’horizon 2013-2014. Sébastien Tondeur est à la recherche d’investisseurs afin de financer la future expansion.
Adrian Bührer
CEO D’AMIADO, 33 ANS
En 1998, le Zurichois fonde avec trois autres étudiants Student.ch, une adresse qui offre une place de marché virtuelle, un calendrier des manifestations et une fonction de chat. Le site n’allait pas tarder à devenir la plus grande plate-forme pour étudiants de Suisse. Elle a été acquise en 2007 par l’éditeur allemand Axel Springer. Aujourd’hui, le trentenaire dirige Amiado, une société appartenant au groupe Springer qui emploie 40 collaborateurs et anime différents sites orientés vers les jeunes et la vie sociale (PartyGuide.ch, Usgang.ch).
Alexander Osterwalder
GOUROU DU MANAGEMENT, 35 ANS
Cinq ans après son doctorat àHEC Lausanne, AlexanderOsterwalder jouit d’une réputation internationale. Son fonds de commerce: l’innovation dans lemodèle d’affaires. Sa thèsemise en ligne lors de sa publication a suscité l’intérêt d’entreprises comme l’opérateur télécomnorvégien Telenor, IBMou PricewaterhouseCoopers. Un succès qui fait de lui un gourou dumanagement dès 30 ans. BusinessModels Generation, le livre qu’il a publié en 2009 avec le professeur àHEC Lausanne, Yves Pigneur, en est à sa deuxième édition.
Aymeric Sallin
FONDATEUR DE NANODIMENSION, 36 ANS
En 2009, Aymeric Sallin a pu concrétiser au niveau industriel des idées qu’il a vu naître dans les laboratoires. «Nous avons également réussi à fusionner une de nos sociétés avec un groupe coté sur le marché américain du Nasdaq.» Année faste pour un professionnel du capital-risque. Diplômé EPFL, Aymeric Sallin a lancé sa société NanoDimension en 2002 pour investir dans les nanotechnologies. Le portefeuille comprend des sociétés prometteuses. Crocus, à Grenoble, développe une nouvelle génération de mémoires magnétiques. Basée à proximité du MIT aux Etats-Unis, Bind travaille quant à elle sur un traitement du cancer par nanoparticules.
Rich Riley
CEO DE YAHOO EUROPE, 36 ANS
En pleine bulle Internet, il fonde avec un partenaire la start-up Log-Me-On.com, qui conçoit une barre d’outils. En 1999, Yahoo la rachète pour 5millions de dollars. Le Texan exerce diverses fonctions dans le groupe et prend la direction des activités européennes à Londres en 2007. Le siège est déplacé à Rolle (VD) en 2008. Diplômé de laWharton School de l’Université de Pennsylvanie, il a débuté comme analyste àNewYork. Il vit en Suisse avec sa femme et ses quatre enfants.
Jean-Noël Odier
DIRECTEUR DE PCG ASSET MANAGEMENT, 38 ANS
Le Genevois appartient depuis 2008 à la direction de PCG Asset Management, une firme de private equity californienne. Il a fait ses débuts dans la banque familiale. Ce cousin de Patrick Odier, associé senior chez Lombard Odier, a étudié les relations internationales à l’IUHEI de Genève puis obtenu un diplôme de la Stanford Graduate School of Business. Il a participé à la création de Xytis Pharmaceuticals, une société de développement pharmaceutique basée à Nyon, dont il est devenu le directeur financier. Après la fusion de Xytis avec une société biotech américaine, il rejoint BNP Paribas à Hongkong, où il travaille sur l’offre destinée aux grandes fortunes d’Asie- Pacifique. Il parle en outre l’arabe ayant vécu plusieurs années au Moyen-Orient, notamment pour le compte du CICR en Irak.
Boris Collardi
CEO DE JULIUS BAER, 35 ANS
Nommé à la tête de la Banque Julius Baer l’année dernière, Boris Collardi a derrière lui une réussite éclair. CeNyonnais, au bénéfice d’une double nationalité suisse et italienne s’est imposé à la tête du fameux établissement zurichois à peine trentenaire. Sous sa direction, Julius Baer a finalisé l’acquisition de la succursale helvétique du groupe néerlandais ING. Les avoirs sous gestion ont ainsi fait un bond de 10%. Diplômé de l’IMD, lemanager a débuté au Credit Suisse où il gravit rapidement les échelons dans la banque privée. Il passe par Singapour, Londres et Zurich, avant de rejoindre Julius Baer en 2006. Le banquier va en devenir le CEOenmai 2009.
Mikkel Vestergaard Frandsen
CEO DU GROUPE VESTERGAARD FRANDSEN, 37 ANS
Le profit pour une cause juste. Voilà la devise de Vestergaard Frandsen, active dans l’entrepreneuriat humanitaire. En 1997, Mikkel Vestergaard Frandsen devient l’actionnairemajoritaire de l’entreprise fondée en 1957 par son grand-père au Danemark. Il oriente les activités de cette fabrique textile vers les besoins des pays en développement. La société lance des moustiquaires imprégnées qui protègent durant quatre ans de lamalaria. Pour se rapprocher de ses partenaires, l’ONUet les organisations d’entraide, la firme a été relocalisée à Lausanne en 2005. Lauréate du Prix de l’innovation 2009 de The Economist, Vestergaard Frandsen commercialise aussi le LifeStraw, une paille contenant des filtres qui éliminent bactéries et virus de l’eau.
Markus et Daniel Freitag
LABEL FREITAG, 39 ET 38 ANS
Fondé en 1993, le label Freitag est devenu une marque culte en quelques années à peine. Les deux frères graphistes ont inventé le sac en bâche de camion recyclée idéal pour se déplacer à vélo, grâce à son système de fixation à la ceinture. Leur entreprise emploie aujourd’hui 80 personnes en Suisse, où se situe toujours la production. Vendues dans le monde entier, les fameuses besaces appartiennent maintenant aux collections de diverses institutions du design, dont le MoMa à New York.
Matthias Aellig
CHIEF RISK OFFICER CHEZ SWISS LIFE, 38 ANS
Un physicien champion du contrôle des risques chez les assureurs.MatthiasAellig a été nommé au début de cette année chief risk officer du groupe Swiss Life, leader helvétique dans le secteur de la prévoyance financière.Au bénéfice d’un doctorat, il a étudié à Berne. Il prendra ses nouvelles fonctions au printemps à Zurich et dépendra duCFO.C’est un ancien conseiller du bureauMcKinseyCompany. Il a été chef actuaireVie chezWinterthurGroup puis à la ZurichVie Suisse.
Camille Scherrer
DESIGNER, 25 ANS
Diplômée de l’école cantonale d’art de Lausanne, Camille Scherrer a obtenu en 2008 le prix «Pierre Bergé» qui récompense le meilleur travail européen de design. Elle a conçu une installation interactive de réalité augmentée. A travers l’oeil d’une caméra, on voit sortir des pages d’un livre des animations comme par magie. Son univers est peuplé d’animaux, de télécabines et de cartes postales. CetteMorgienne a participé à des expositions dans le monde entier. Elle a reçu des prix au Japon, à San Francisco ou encore au Liban. Elle travaille actuellement à l’EPFL + ECAL Lab, un laboratoire qui marie l’art et les toutes dernières technologies.
Jonathan Sabbagh
DIRECTEUR DE GOTTEX BROKERS ALTERNATIVE, 29 ANS
A 19 ans, Jonathan Sabbagh décroche un stage chez Fundana Group, aux côtés de pointures de la gestion alternative. Il pensait alors partir par la suite étudier la production cinématographique à l’Université deNewYork.Mais Fundana l’engage comme analyste. Le financier à la double nationalité suisse et américaine entre ensuite chez Pioneer Global Investements, une société italienne qui ouvre une filiale à Genève. Puis il dirige durant deux ans le bureau genevois de la compagnie londonienne Threadneedle. Dès 2009, ilmonte au sein du groupe Gottex Brokers une filiale de gestion alternative. La nouveauté: elle est active à la fois dans lemarché secondaire des parts et la distribution des hedge funds. Le travail est de fournir de la liquidité et de débusquer lesmeilleurs fonds, en dehors des sentiers battus. Le Brésil est, paraît-il, une véritablemine d’or.
Trix Ammann
CEO DE KATADYN, 35 ANS
Numéro un mondial des systèmes de purification d’eau, avec notamment la marque Micropur, Katadyn est un groupe de 80 employés qui réalise 38 millions de francs de chiffre d’affaires. Début 2006, Trix Ammann acquiert 35% du capital et prend la tête de l’entreprise. Après une formation d’employé du trafic aérien à l’aéroport de Zurich et des études à l’Université de Berkeley, en Californie, elle devient chef de projet chez le représentant de Katadyn aux Etats-Unis. En 2001, elle rentre en Suisse et rejoint la firme bien connue des organisations d’entraide, des randonneurs et des militaires.
Thomas Buberl
CEO DE LA FILIALE SUISSE DU GROUPE ZURICH, 37 ANS
Tomas Buberl a obtenu un doctorat à l’Université de Saint-Gall et unMBAà l’Université de Lancaster (GB).CetAllemand dirige les activités suisses du groupe Zurich depuis 2008.Cet ancien d’AxaWinterthur a été nommé young global leader par le World Economic ForumdeDavos il y a deux ans. Il a débuté sa carrière au sein de BostonConsultingGroup, pour qui il a effectué desmissions àMunich etChicago.
Michael Näf
FONDATEUR ET CEO DE DOODLE, 36 ANS
Diplômé de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, Michael Näf a créé le site Internet Doodle qui permet de planifier les rendez-vous entre plusieurs personnes. Forte d’une dizaine de collaborateurs, la firme fondée en 2007 compte aujourd’hui 2millions d’utilisateurs parmois. Parmi les clients: CFF, Sony ou encore Toshiba. La start-up a été sélectionnée parmi les cent firmes les plus prometteuses dumonde par lemagazine américain de référence de l’industrie duWeb Red Herring. L’entreprise doit arriver à l’équilibre du budget lors de l’année en cours.
David Wallace Wilson
ASSOCIÉ CHEZ SCHELLENBERG WITTMER, 34 ANS
L’homme de loi jouit d’une réputation internationale dans le domaine des trusts. Avocat admis aux barreaux de Genève et de New York, ainsi qu’au Trust and Estate Practitioner (TEP), il a été nommé associé chez SchellenbergWittmer en septembre 2009. Il est membre du comité romand de la Society of Trust and Estate Practitioners (STEP), l’organe central de la profession. Ce trilingue français-allemand-anglais a été formé dans les Universités de Duke et de New York aux Etats- Unis, ainsi que de Genève. Il collectionne les distinctions.
Arnaud Carrez
DIRECTEUR DE CARTIER SUISSE, 36 ANS
Diplômé de l’Ecole demanagement ESCP Europe, le Français dirige Cartier Suisse depuis cette année. Il est entré chez Cartier auMexique comme coopérant dans le cadre de la forme civile du servicemilitaire hexagonal. Puis il est engagé par la filiale en tant que directeurmarketing et communication. Il rejoint ensuite le siège à Paris en 2001, où il travaille plusieurs années aux côtés Bernard Fornas, CEOde Cartier International. En 2005, il est promu à la filiale Cartier au Japon, unmarché-clé pour le groupe de luxe de la Compagnie Financière Richemont. Il y supervise des opérations majeures pour le compte de la Fondation Cartier dans les grandsmusées de Tokyo. Cemarathonien est aussi un ancien joueur de rugby au niveau international.
Tino Kunz
RESPONSABLE MARCHÉ NATIONAL CHEZ SUISSE TOURISME, 37 ANS
L’organisation nationale de promotion touristique Suisse Tourisme a mis sur pied l’année dernière une structure «Marché suisse», qui concentre ses efforts sur les touristes nationaux. Collaborateur de Suisse Tourisme depuis 2005, Tino Kunz en a été nommé responsable. Ancien d’Imholz et de Jet Aviation, le manager a été formé à l’Ecole supérieure de tourisme de Lucerne. Il était auparavant à la tête de l’antenne allemande Nordrhein-Westfalen de Suisse Tourisme, basée à Düsseldorf.
Philippe Gaydoul
ENTREPRENEUR, 38 ANS
Alors qu’il n’estmême pas quadragénaire, PhilippeGaydoul a déjà l’air d’un vétéran. Petit-fils du fondateur deDenner, Karl Schweri, il prend la direction du groupe en 1998. En dix ans, il remodèle le discounter et booste les affaires avant de revendre la chaîne au groupeMigros, en 2007. Il quitte complètement la firme en 2009 pour se consacrer à la société d’investissement familiale, GaydoulHolding, qui s’oriente vers le lifestyle. L’homme d’affaires acquiert le chausseur helvétiqueNavyboot en 2008, puis en 2009 Fogal, le fabricant zurichois de bas et lingerie haut de gamme. Il vient en outre de s’emparer de Jet Set, label sportif de luxe.Depuis 2009, il préside la Fédération suisse de hockey sur glace.
Laurent Haug
CONFÉRENCES LIFT, 33 ANS
Diplômé HEC de l’Université de Lausanne, ce spécialiste des technologies a organisé la première conférence Lift en 2006. Objectif: comprendre et anticiper l’innovation. C’est un succès. Quatre ans plus tard, la conférence se décline en trois éditions annuelles à Genève, Marseille et Séoul. Le concept est repris par des institutions du monde entier qui montent des mini-événements. Parallèlement, il mène des activités de consultant au sein de sa société Liftlab, lancée en 2005, pour des clients tels que Nokia Design ou UBS.
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Twitter cet article Dans le sillage du bilan catastrophique de l’année 2009, Bilan a planché sur les meilleurs moyens de faire la promotion de la Suisse à l’étranger. Face à la guerre économique déclarée par des Etats qui veulent récupérer des fonds déposés dans nos banques, il est urgent définir une stratégie.
Nyon décroche l'or au classement de la ville romande la plus active sur le plan économique. Elle devance deux autres cités vaudoises: Montreux et Ecublens.
Après le solide exercice 2009, Bilan propose à nouveau les actions préférées de professionnels de la finance. Cap sur l'année prochaine avec le Trader Masqué.
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