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artMon film cultePour ce troisième volet de la série septième art qui fête le 20e anniversaire du magazine Bilan, cinq agitateurs d’idées suisses ont incarné leur héros de film préféré. |
Par Hélène Béziat, direction de projet - Luxes par Bilan - Septembre 2009
L’art dans toute sa diversité reste LA valeur «refuge». Précurseurs, agitateurs, mobilisateurs, ses représentants les plus engagés donnent leur interprétation inédite du monde mais aussi un nouveau souffle à leur discipline. En exclusivité pour Luxes par Bilan, cinq grands noms du milieu artistique suisse ont revisité un film de légende et ont joué la métamorphose. Spectaculaire!
LES PHOTOS


Retrouvez toutes les photos
du shooting et du making off dans notre galerie.
Pierre Keller et Claude Nobs
Le directeur de l'ecole cantonale d'art de lausanne et le directeur du montreux jazz festival incarnent oliver hardy et stan laurel dans «Laurel et hardy au far-west» de james W. Horne (1937) 
Claude Nobs aurait rêvé de jouer Freaks de Tod Browning, 1932, chef-d'oeuvre du film d'horreur, mais Pierre Keller a refusé. «Nous avons beaucoup de divergences d'opinions, mais elles se règlent toujours autour d'un bon verre de vin! Laurel et Hardy nous ont tout de suite mis d'accord: la prouesse d'interprétation de ses deux antihéros devenus légendaires et le savoir-faire cinématographique sont uniques. Mais ce choix vient aussi du souvenir du Fip Fop Club, créé par Nestlé pendant la guerre, qui invitait les gamins à visionner des films, entre autres au Ciné Rex à Montreux. On n'avait pas de TV et pas beaucoup d'argent à la maison, on hurlait de joie en allant voir Laurel et Hardy, c'était la révolution!»
Photographie: François Wavre/Rezo
Maquillage: Julie Monot
Développement NB & tirages: Edi Mauer/Atelier Asphérik
Scans: Seb Secchi/Imagie
Remerciements: Boutique Le Coup de Chapeau, Lausanne.
Yves Behar
Le fondateur de fuseproject à san francisco, designer du célèbre «XO», un portable pour enfants dédié à l'association One laptop per child, incarne Rod Taylor dans «the Birds» D'alfred hitchcock (1963) 
The Birds (Les oiseaux) est un film complètement intuitif qui représente une prise de risque incroyable: il ne contient pas le scénario suspense hitchcockien traditionnel et c'est un film sans fin (le mot fin n'y apparaît d'ailleurs pas). L'angoisse y est traitée de manière primitive, improbable mais elle nous affecte au plus haut point. Le choix de ne pas du tout utiliser de musique est radical: elle est remplacée par le précurseur du synthétiseur, le «trautonium», qui permet de manipuler les sons de cris d'oiseaux, de créer un dialogue abstrait et conceptuel entre eux. Et puis, Bodega Bay, le lieu où se déroule le film, est à une heure de San Francisco, tout près de mes spots de surf habituels.
Photographie: Vincent Calmel/Mitsu120
Stylisme: Pascale Hug
Coiffure et maquillage: Carole Bienfait
Assistante: Luly Gonzalez
Remerciements: Centre ornithologique de Genthod et Michel Gillioz du Musée d'histoire naturelle de Genève.
Ursula Meier
La réalisatrice franco-suisse, qui a reçu Les titres de meilleur film, scénario et Espoir d'interprétation au Prix du cinéma suisse 2009 avec «Home», projeté au 61e festival de cannes en 2009, incarne Lisa et louise burns dans «shining» de Stanley Kubrick (1980) 
Shining est le premier film d'angoisse que j'ai vu dans ma vie. C'est un film d'une immense force cinématographique qui joue avec très peu d'éléments: un enfant sur un tricycle pédalant dans les couloirs d'un hôtel, une hache, une vague de sang, deux jumelles en robe bleue. Ce qui me touche dans ce film, c'est l'immense confiance de Kubrick dans les outils du cinéma, la moindre image, le moindre son, costume, accessoire ou décor a été pensé, comme cette moquette d'hôtel devenue depuis mythique. Shining parle de cinéma et d'écriture où l'imaginaire est au centre, celui du petit garçon mais aussi celui du personnage interprété par Jack Nicholson qui est écrivain. Tout comme mon dernier film Home, Shining est un film sur l'enfermement et la folie. Certains spectateurs m'ont confié à la sortie de Home qu'ils avaient presque le désir que le père finisse par tuer toute sa famille... »
Photographie: Cédric Widmer
Stylisme: Julie Monot
Coiffure et maquillage: Julie Monot
Collaboration à la scénographie: Arno Poroli
Sylvie Fleury
La Plasticienne suisse, créatrice du prix du cinéma suisse 2008 «le Quartz», Incarne Jane Fonda dans «Barbarella» de roger vadim (1968) 
«Barbarella est une héroine de bande dessinée légendaire. Créée en 1962 par Jean-Claude Forest, elle a été incarnée au cinéma par la grande Jane Fonda. C'est le meilleur générique que je connaisse. Mes scènes favorites : quand elle prend la love pill et change de coiffure toutes les 3 secondes, quand elle fait exploser la machine à orgasmes en tombant ou bien quand elle se prend les pieds dans les décors. C'est un personnage qui a toujours des aventures incroyables mais qui reste naturel, qui sait apprécier la vie. Au fond, elle dit oui à tout mais elle est protégée des méchants grâce à une sorte de candeur cosmique, très rafraichissante dans le monde d'aujourd'hui.»
Une adaptation serait à l'ordre du jour, réalisée par Robert Luketic, scénario de Joe Gazzam, actrice principale Rose McGowane.
Photographie: Marc Ninghetto
Stylisme: Pascale Hug
Maquillage: Arno Buchs
Coiffure: Johanna pour Parallèle Post production Imagie
Remerciements: à la boutique La Perla de Genève pour le corset métal brodé et à la boutique Céline de Genève pour les cuissardes.
Crédit photo:François Wavre
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Twitter cet article 09.06.2010
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