Pas vraiment évident pour les entreprises de trouver leur chemin dans le labyrinthe des réseaux sociaux. Certaines ont rapidement compris les enjeux d’une présence forte sur le web, quand d’autres restent frileuses devant la complexité du sujet. D’où l’importance des community managers. L’art de ces spécialistes – utiliser les réseaux sociaux comme un puissant outil de communication – est en passe de devenir une véritable discipline. Petit tour d’horizon en cinq points de l’évolution d’un métier encore très frais.
1. Les profils changent
Avec le temps, les compétences requises pour être community manager se sont transformées.
«Il y avait une tendance à engager des profils techniques, des webmasters, des informaticiens. Maintenant, on privilégie les communicants, les personnes qui ont des compétences rédactionnelles. C’est un élément primordial, affirme Olivier Tripet, président de l’Association suisse des community managers.Les employeurs comprennent de mieux en mieux l’importance des profils ayant une excellente connaissance de l’entreprise et du secteur plutôt que des profils techniques. La technique, ça s’apprend plus rapidement.»
Un aspect que confirme David *, fraîchement embauché en tant que community manager au sein d’une entreprise horlogère, après une formation de quelques mois. «A la base, ils cherchaient un crack du community management venant du marketing mais n’étant pas forcément familier avec le domaine de l’horlogerie. J’ai réussi à les convaincre de miser sur un gars avec de bonnes connaissances du secteur, de son histoire, etc. Quand on voit la rapidité d’interaction sur le web, les erreurs sont vite arrivées si on a des lacunes!»
2. Les formations s’organisent
Les formations en community management fleurissent lentement mais sûrement. Selon Olivier Tripet, formateur, la Suisse est encore à la traîne. Quelques écoles privées proposent des modules et, dans les Universités, des cours se mettent en place tout doucement.
On peut distinguer trois types de formation. Sur un temps court, un à deux jours, – notamment chez CreaDigital à Genève – il est possible d’approcher rapidement la discipline et de voir à quoi ressemble le métier. La formation de moyenne durée – c’est le cas pour le SAWI à Lausanne avec son module «Spécialiste en médias sociaux et communautés en ligne » – est dispensée sur une vingtaine de journées, réparties sur plusieurs mois.


