Daniel Vasella restera jusqu'au bout fidèle à ses principes. Malgré le flux continu de critiques sur le niveau de son salaire, malgré l’imminence de la votation sur l’initiative Minder dont il est en partie à l'origine, son départ à la retraite ne mettra pas fin à ses relations avec le groupe Novartis. Du moins pas sur le plan financier.
Comme déjà depuis le moment où le Fribourgeois d'origine grisonne a remis il y a trois ans son poste de CEO, le groupe bâlois continuera de payer à son ex-président une indemnité en vertu d'une «clause de non-concurrence». Le montant et la durée de ces versements sont tenus secrets.
Dans son édition de jeudi, le Tages-Anzeiger parle de «plusieurs millions de francs» que Novartis continuera de verser à Daniel Vasella. Le groupe entend s'assurer que le jeune retraité, qui fêtera ses 60 ans cette année, ne prêtera pas ses services ni ne vendra ses participations à un concurrent. La durée de la clause serait apparemment de cinq ans.
Secret jusqu'en 2014
Invité à s'exprimer jeudi sur les ondes de RTS La 1ère sur la teneur exacte de cet accord secret, le patron sortant de Novartis a répondu en substance que ce qui est secret doit le rester. «Je ne ferai aucune transparence (ndlr: à ce sujet), car je n'ai pas à faire de transparence comme personne privée», a-t-il précisé.
En tant qu'entreprise, Novartis a en revanche des obligations dans le domaine, a-t-il confirmé. Pour en avoir le coeur net et savoir si Novartis a bien signé un nouvel accord de «non-concurrence» avec Daniel Vasella, cette fois pour une période de cinq à partir de son départ à la retraite, il faudra «attendre le rapport annuel qui sera publié, je pense, en février 2014», a ajouté l'intéressé.


