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EntrepriseLes 20 patrons de la pharma qui font la SuisseD'Etienne Jornod à Daniel Vasella, Bilan a sélectionné vingt patrons qui comptent dans le secteur pharmaceutique. Ils sont les moteurs d'un cluster des sciences de la vie qui irriguent plus d'un millier d'entreprises. |
Par Fabrice Delaye - Bilan No.10 - 20.05.2009
La pharma résiste. Alors que la crise lamine l'un après l'autre les principaux secteurs de l'économie suisse, le domaine pharmaceutique et sa petite soeur, les biotechnologies, continuent de croître. Au premier trimestre, alors que les exportations suisses reculaient de 10% sous le double effet de la crise et de la vigueur du franc, les ventes à l'étranger de la pharma ont encore progressé de 4,9%. Dans un pays qui gagne plus d'un franc sur deux à l'export, la nouvelle a de quoi réjouir.
Depuis 1990, l'industrie pharmaceutique, distincte de la chimie, a sextuplé ses exportations. Avec plus de 55 milliards de francs, soit le quart de l'ensemble des exportations et un excédent unique au monde de 31,6 milliards de francs, on peut même dire que c'est, aujourd'hui, le secteur le plus compétitif de l'économie.
Dans un monde où la compétitivité d'une économie avancée repose toujours plus sur l'innovation, c'est une chance. Aucun secteur n'investit autant dans la recherche et le développement. La pharma suisse y consacre 21% de ses revenus mondiaux, loin devant la branche informatique (9,8%). En 2007, les six principales entreprises du secteur ont consacré 16 milliards de francs à la R&D, dont 5 en Suisse. Apparu avec les milliards dépensés pour s'emparer de biotechs américaines dans les années 1990 puis l'installation de la direction de la recherche de Novartisà Boston, le spectre d'un assèchement des investissements en Suisse s'est éloigné.
D'autant que les efforts des leaders sont relayés par ceux d'une multitude de nouvelles entreprises écloses avec le boom des sciences de la vie.Nous sommes en effet au coeur de ce que le journaliste scientifique du quotidien Le Monde, Hervé Kempf,a appelé La révolution biolithique, par analogie à la première révolution économique au néolithique. Les découvertes récentes sur les gènes et les cellules souches, la bio-informatique et la médecine personnalisée ainsi que l'émergence d'outils biologiques pour connecter le vivant et l'électronique à l'échelle du nanomètre ouvrent d'immenses champs à l'industrie qui est le mieux à même de les appréhender: la biotechnologie, qui se substitue à la chimie du XXe siècle.
Récemment, Interpharma est venu mettre quelques chiffres derrière ces perspectives. A l'horizon 2020, l'organe faîtier des grandes entreprises pharma estime que quelque 55 000 personnes pourraient être employées directement par le secteur et 200 000 indirectement, soit une augmentation de 21 000 emplois hautement qualifiés. Les exportations de la branche pourraient doubler pour dépasser les 100 milliards.Ce scénario n'a rien d'irréaliste dans la mesure où il ne fait qu'extrapoler la tendance des vingt dernières années.
Le nombre de personnes directement actives dans l'industrie pharma est passé de 20 000 en 1990 à près de 35 000 aujourd'hui. Des signes tangibles, comme la construction d'un campus de 2 milliards de francs par Novartis, la refonte des sites de Rocheou la construction de nouveaux bâtiments par Actelion,à Bâle, indiquent que cette dynamique se matérialise. D'autant plus vite que, depuis 2000, elle trouve un écho lémanique sous les efforts conjugués de pionniers de la science commePatrick Aebischer,avec l'introduction des sciences de la vie à l'EPFL, ou Amos Bairoch dans la bio-informatique et Bernard Machdans l'immunologie, à Genève. Sans oublier la présence renforcée de Merck Serono.
La Suisse, leader européen
Or cet ensemble d'entreprises pharmaceutiques et d'universités de pointe irrigue dés-ormais un tissu de 1666 entreprises et institutions qui forment le cluster des sciences de la vie. Avec d'importants investisseurs spécialisés et un segment de la Bourse suisse pour les accueillir, la Suisse est la première terre de création de start-up biotechnologiques en Europe avec 229 entreprises. De nombreuses sociétés de services du secteur émergent comme des leaders mondiaux, à l'instar de Lonzaou de Bachem.
Ce cluster, cette grappe d'entreprises, unique au monde par sa concentration, a cependant ses points faibles. Par exemple, l'affirmation récente des caisses maladie que les médicaments coûtent 850 millions de trop en Suisse tend à ignorer que cette facture a des fondements économiques sur lesquels nous sommes collectivement assis. «On oublie de dire aux gens que les prix suisses servent de référence à une cinquantaine de pays, explique Elmar Schnee, patron de Merck Serono. Ces pays calculent les prix des médicaments sur la base des différences de niveau de vie entre eux et nous.
Si nous baissons nos prix de 10%, ils le feront. Ce sera immédiatement 4 à 5 milliards d'exportations qui disparaîtront.» Ce qui explique l'opposition d'Interpharma aux importations parallèles.Les patrons de la pharma veulent aussi la création d'un Tribunal fédéral des brevets pour mieux protéger la propriété intellectuelle, moteur de cette industrie. Et ils demandent que Swissmedic, l'agence qui autorise la mise sur le marché des médicaments, dispose de plus de moyens pour faire concurrence à la FDA américaine et l'EMEA européenne, plus rapides dans leurs procédures. Rien qui n'apparaisse exorbitant si l'on songe à l'apport disproportionné du secteur à la prospérité mais aussi à la santé des Suisses.
Focus
Emploi 118 000
postes dépendent de l’industrie pharmaceutique en Suisse, dont 34 000 directement. Une hausse de 77% depuis 1990.
Poids économique
Le secteur pharma suisse a généré 22 milliards de valeur ajoutée en 2006, soit 5% du PIB.
Biotechs
Les ventes pour les 229 sociétés de biotech ont augmenté de 7% en 2008.
Elmar Schnee 
Président de Merck Serono, Genève
Passé chez Sanofi, où il lance le médicament vedette Plavix, puis chez UCB avant d’arriver en Allemagne au directoire de Merck KGaA, le Thurgovien, artisan de la fusion avec Serono à fin 2006, estime que la Suisse offre les meilleures conditions pour la pharma. Au siège de Genève, il impose la culture plus entrepreneuriale des Suisses et crée quelque 150 postes.
A Corsier-sur-Vevey, un investissement de 350 millions d’euros ajoute 200 emplois. Avec 30 médicaments en phase clinique et un fonds de 60 millions pour investir dans des petites biotechs, il ne veut pas faire de Merck Serono une grande pharma mais la meilleure.
Franz Humer
Président de Roche, Bâle
Si en reprenant Speedel, Novartis a érodé sa réputation dans la gestion des acquisitions de sociétés de biotechnologie,Franz Humer, aujourd’hui président du conseil d’administration de Roche, est connu pour son doigté. L’intégration de la bâloise GlycArtest considérée comme un modèle du genre par les spécialistes.
Ce savoir-faire s’est révélé central pour prendre ces derniers mois 100% de Genentech, sans provoquer de départ dans une entreprise considérée comme le joyau de la couronne du 7e groupe pharmaceutique mondial.
Thomas Bachmann
CEO de Tecan, Männedorf (ZH)
Depuis son arrivée aux commandes du fabricant d’équipements de laboratoire Tecanen 2005, le pragmatique et peu formelThomas Bachmanna réorganisé une entreprise qui avait grandi trop vite. Cet ancien cadre de Rieter l’a aussi réorientée après l’explosion de la bulle née du décryptage du génome vers la fourniture d’équipements pour de grands intégrateurs.
Ces clients représentent désormais 40% des 396 millions de francs de ventes du groupe en 2008. Sa stratégie a permis de faire passer les marges de 4% en 2005 à 13% aujourd’hui et les bénéfices de 13,9 millions à 51 millions l’an dernier.
Jean-Paul Clozel
CEO d’Actelion, Allschwil (bl)
Qui a dit que les scientifiques faisaient de mauvais entrepreneurs? Quand Roche décide d’arrêter les recherches sur un médicament contre l’hypertension qu’avait découvert son épouse Martine, Jean-Paul, lui aussi chercheur chez Roche, fonde alors Actelion. C’était en 1997. Après une IPO retentissante en 2000, leurs travaux aboutissent au premier produit de la firme, le Tracleer.
L’un CEO, l’autre chief technology officer, les Clozel, en dépit d’un succès souligné par l’intégration d’Actelion dans l’indice vedette de la Bourse suisse, continuent de privilégier la recherche: 41% des 2054 employés
travaillent dans la R&D. Et, si l’entreprise est admirée par les financiers qui viennent de voir les bénéfices doublés, ce sont les 9 molécules en phase clinique et les 25 projets de recherche qui font saliver l’industrie.
Daniel Vasella
CEO et président de Novartis, Bâle
Le contrat du patron le mieux payé de Suisse (20,5 millions de francs en 2008 ou le double selon la Fondation Ethos) n’a pas été reconduit pour quatre ans l’an dernier mais jusqu’à février 2010. A partir de là , il sera renouvelé d’année en année. Artisan de la fusion Ciba-Sandoz il y a treize ans, Daniel Vasellaprépare sans doute sa succession et s’est adjoint un bras droit: Jörg Reinhardt, directeur opérationnel.
Il y a d’autres papables. Quel qu’il soit, il héritera de la troisième entreprise pharmaceutique mondiale, d’un tiers de Roche, d’un pipeline plein de nouveaux médicaments et d’un bon positionnement aux Etats-Unis et sur les marchés émergents qui alimentent une solide dynamique de croissance avec 41,4 milliards de dollars de revenus en 2008, en hausse de 9%.
Rolf Nyfeler
CEO de Bachem, Bubendorf (BL)
Longtemps bras droit du fondateur de Bachem,Peter Grogg,Rolf Nyfeler en est depuis 2003 le CEO. Présents dans une trentaine de médicaments et potentiellement dans 500 actuellement dans le pipeline de l’industrie pharma, les peptides de Bachem occupent un marché de niche qui s’élargit progressivement.
Dans ses laboratoires bâlois ou valaisans, Bachem synthétise d’abord quelques grammes de ces peptides qui forment l’ossature de médicaments, puis des kilos valant chacun plusieurs millions pour l’industrie quand les médicaments sont commercialisés et même plus encore quand ils sont copiés par des génériques.
Henri Meier
Directeur de BioMedInvest, Bâle
De ses modestes débuts au Venezuela jusqu’à son rôle légendaire à la tête des finances de Roche en passant par la Banque mondiale, la carrière d’Henri B. Meier est marquée par la soif d’expériences nouvelles.
Artisan des acquisitions deBohringer Mannheim et de Genentech, celui qui faisait comparer Roche à une banque ne pouvait pas prendre une retraite normale. Depuis 2000, il est devenu l’un des principaux capital-risqueurs du monde des biotechnologies d’abord avec HBM Bioventures et plus récemment avec BioMedInvest qui vient de lever près de 100 millions.
Benoît Dubuis 
Président de BioAlps, Genève
Au cours des dix ans qu’il a passés à Bâle chez Ciba-Geigy, Novartis puis Lonza, Benoît Dubuisa vu se développer le modèle de la BioValley autour de l’axe rhénan. Revenu en Suisse romande en 2000 pour créer la Faculté des sciences de la vie de l’EPFL qu’il va faire passer d’une à plus de 200 personnes, le Valaisan s’emploie à reproduire ce modèle autour du Rhône. Parti de Vaud et Genève, BioAlpss’est étendu aux autres cantons romands puis au Piémont et à la France afin de placer en synergie 450 entreprises, 19 instituts de recherche et plus de 500 laboratoires.
Cofondateur de l’incubateur Eclosion, à Genève et d’ExcellGene, à Monthey, il trouve encore le temps de communiquer sa passion pour la biologie au travers d’ouvrages comme Si les biotechnologies m’étaient contées, vendus à 25 000 exemplaires.
Thomas Cueni
Secrétaire général d’Interpharma
Inépuisable pourfendeur des importations parallèles et défenseur des brevets, le secrétaire général de l’organe faîtier de l’industrie pharmaceutique n’a finalement jamais perdu de bataille référendaire. De celle sur la protection des animaux à celle de Denner sur les médicaments en passant par celle sur le génie génétique, l’ancien journaliste du Bund et de la Basler Zeitung est parvenu à faire comprendre le rôle passé et à venir déterminant de l’industrie pharma dans l’économie suisse.
Résolument optimiste, le scénario 2020 que vient de produire le Laufonnais rappelle que s’il est avec Elmar Schnee le seul Suisse au conseil d’Interpharma c’est bien parce que les conditions-cadres de ce pays continuent d’être attractives.
Stefan Borgas
CEO de Lonza, Bâle
Lonza achève sa transition de la chimie vers la biologie. CEO depuis 2004 après quinze ans chez BASF, Stefan Borgasa amplifié ce mouvement en désinvestissant 40% du chiffre d’affaires et en le réinvestissant à hauteur de près de 900 millions dans des acquisitions.
L’entreprise tient ainsi 35% du marché mondial de la sous-traitance des anticorps monoclonaux, les blockbusters du moment et près de 50% dans les thérapies cellulaires, leurs probables successeurs. A Viège, le plus gros site de production avec 3000 employés investit 5 millions par an dans la formation et 100 millions par an dans les cinq années à venir dans les infrastructures pour positionner le cœur culturel de Lonza dans la biologie.
Anthony Man
CEO de Basilea, Bâle
Anthony Manest parvenu à positionner Basileasur le marché des infections nosocomiales. Directeur du développement après la création en 2000 et devenu CEO peu avant l’IPO de 2004, il est parvenu à commercialiser le premier médicament de l’entreprise l’an dernier.
Un conflit avec Johnson & Johnson a retardé le lancement d’un second produit, un antibiotique, divisant par deux le cours de l’action ces trois dernières années. Mais la réussite commerciale du Toctino relance l’entreprise.
Vincent Mutel 
CEO d’Addex Pharmaceuticals, Genève
Vincent Mutel entre chez Roche en 1988 pour y gravir les échelons jusqu’à devenir l’un des leaders du domaine des maladies du système nerveux central. En 2001, il met cette expérience dans le développement de médicaments au service de la création d’Addex. L’entreprise veut d’abord lutter contre les maladies de la dépendance (tabac, drogues…) puis se réoriente en 2003 vers la modulation de récepteurs cellulaires.
L’approche convainc Johnson & Johnson puis Merck, qui signe en 2008 un accord prévoyant jusqu’à 702 millions de dollars en cas de succès d’un traitement contre la schizophrénie. Grâce à 137 millions levés en bourse, il se prépare à passer un troisième médicament en test avancé.
Jean-Philippe Tripet 
Fondateur d’Aravis, Bâle
A la fin de la décennie 1990, Jean-Philippe Tripet a fait du fonds Immunology de Lombard Odier l’un des plus gros investisseurs dans les biotechs. Devenu membre du directoire de la banque, il la quitte
en 2001 pour fonder Aravis, un fonds de capital-risque qui va se concentrer sur ce qu’il préfère: investir très tôt dans des entreprises de biotechnologies.
Rompu à ce métier après des deals avec Affymetrix, Cambridge Antibody TechnologyouModexqu’il crée avecPatrick Aebischer à l’époque du fonds Immunology, le Genevois lève 60 millions pour un premier fonds et 40 pour un second et procède à 17 investissements, dont 6 dans des start-up suisses avec un taux de rendement de 55% par an.
Yvonne Wegmann
Responsable des émissions à la Bourse
Docteur en médecine et détentrice d’un MBA de l’Université de Saint-Gall, Yvonne Wegmannest l’infatigable cheville ouvrière de la stratégie pharma-biotech de la Bourse suisse. Recrutée en 2004, quand le SWX abandonne son idée de New Market pour les entreprises innovantes, l’ex-cheffe du développement des cliniques Hirslandenfait du marché suisse la place de choix pour coter une biotech en Europe.
Suivront les trois plus grosses IPO dans ce domaine. Bien sûr depuis celle d’Addex en 2007, la fenêtre est fermée pour de nouvelles introductions. Mais elle a aussi pris une place au conseil de Novimmuneà Genève et ne doute pas que sa stratégie verra les IPO biotech repartir en Suisse avant d’autres places.
Patrick Frei
Fondateur de Venture Valuation, Zurich
Le boom des biotechnologies, ce ne sont pas seulement les promesses de nouveaux médicaments. Spécialiste de la valorisation des entreprises de croissance d’abord à l’Université de Saint-Gall puis à l’EPFL où il enseigne, Patrick Frei a créé une agence de rating des biotechs qui gère la base de données des 1666 entreprises du secteur des sciences de la vie en Suisse et de 14 242 dans le monde pour le compte déjà de 25 pays.
Etienne Jornod
CEO de Galenica, Berne
Treize années de croissance à deux chiffres pour les bénéfices! Patron du grossiste des pharmacies depuis 1995, Etienne Jornod affiche une performance unique en Suisse. En transformant de fond en comble Galenica,il affiche depuis son arrivée non seulement une croissance de 800% du bénéfice net et de 750% de l’action mais aussi de 500% du nombre de collaborateurs.
En diversifiant l’activité vers la distribution avec un réseau de 260 pharmacies après la reprise récente de Sun Storeet en internationalisant le pole pharma Vifor, celui qui a démarré en tant que simple assistant chez Galenica il y a trente ans en a fait une petite multinationale qui tire désormais 80% de ses profits à l’export.
Rolland-Yves Mauvernay 
Fondateur de Debiopharm, Lausanne
L’élixir de longue vie est une chimère de pharmacologues mais, à 84 ans, Rolland-Yves Mauvernay en a trouvé un ingrédient: la passion. Celle des sciences qui, il y a trente ans, l’amène à créer Debiopharmpour
reformuler des molécules abandonnées par d’autres. Celle du monde qui le pousse à mettre les équipes de Debio sur des formulations adaptées aux marchés émergents pour son prochain médicament contre l’hépatite.
Reinhard Ambros
Directeur du Novartis Venture Fund, Bâle
Créé il y a treize ans avec 75 millions pour accompagner la fusion Ciba-Sandoz, le NVF pèse près de dix fois ce montant à l’issue de 150 investissements dans des biotechs suivis de 17 IPO et de 16 ventes à des partenaires industriels. Ancien responsable de la stratégie de Novartis après des années dans le développement de médicaments chez Roche, Reinhard Ambros a orienté le fonds vers les Etats-Unis.
Les biotechs américaines comptent désormais pour 65% dans un portefeuille pratiquement équivalent à celui d’une grande pharma avec au total 50 médicaments en phase préclinique et 29 en clinique. Ses investissements récents dans Diac-noplex, Nanopower et Symetis à Lausanne rappellent qu’il ne néglige pas la Suisse.
Ernesto Bertarelli
Fondateur d’Ares Lifesciences, Genève
Milliardaire depuis la vente de Serono à Merck fin 2006, Ernesto Bertarelli ne se sera pas éloigné longtemps des biotechnologies. Avec des fonds estimés à 1,7 milliard de francs, le fonds Ares Lifesciences, où il joue un rôle plus stratégique qu’opérationnel, a investi dans le hongrois Euromedic, puis placé 15,9 millions dans Santheraen Suisse et 25 millions dans Broncus aux Etats-Unis.
Wolfgang Renner
CEO de Cytos, Schlieren (ZH)
En 1995, Wolfgang Rennerfonde Cytos avec 10 000 francs pour transformer en produits sa thèse à l’EPFZ sur le remplacement du sérum de bœuf dans les cultures de cellules. Fort de contrats avec Akzo Nobel, il investit dans une nouvelle technologie de vaccins. En dépit d’accords avec Novartis et Pfizer, Wolf-gang Renner doit se battre pour réussir ses essais cliniques avant que la société cotée en Bourse depuis 2002 n’ait plus de cash.
Crédit photo:D.R.
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