Pour les 300 plus riches de Suisse, 2009 restera l’année où, inquiets, l’on panse ses blessures. Sur douze mois, leur fortune a reculé de 10 milliards à 449 milliards de francs et retrouve les niveaux de richesse de 2006.
Cette contraction est sans communemesure avec celle de 70milliards enregistrée en 2008 au plus fort de la crise financière et de la récession. Il n’empêche, le temps où la richesse accumulée grimpait année après année pour culminer à 529 milliards en 2007 semble révolu. L’exercice écoulé n’aura pas été de tout repos. Au plan économique, l’ambiance est passée de la panique au premier trimestre à un horizon se dégageant peu à peu au printemps. Il faut dire que la bonne fée des marchés est passée par là. La révélation est venue en mars. Les investisseurs ont parié sur le succès des plans de relance étatiques de quelque 5000 milliards. Résolument. La machine allait repartir. Progressivement, les Bourses ont retrouvé des couleurs et les 300 plus riches avec. Car leur fortune est fortement corrélée aux marchés.
Dans moins de dix ans, tout notre matériel électronique pourrait contenir du graphène, un matériau flexible et dix fois plus performant que le silicium.