«Entre Alémaniques et Romands, la compétition devrait faire place à la coopération. Cela d’autant plus que la Suisse fait face à une situation de crise.»
Fort de cette conviction, Peter Köppel (66 ans), consultant en communication à Zurich, a lancé le Forum KMU/PME. Une manifestation dont la troisième édition s’est déroulée début novembre à Neuchâtel au CSEM (Centre suisse d’électronique et de microtechnique).
Quelque 70 participants – dont un quart d’Alémaniques – ont écouté notamment l’astronaute Claude Nicollier défendre cette idée. «L’édition 2012 représente un tournant. Les interventions ont porté sur du concret et l’assemblée s’est montrée très concernée par les enjeux liés au bilinguisme.»
«Les Alémaniques se montrent un peu plus ouverts»
Ancien enseignant de français dans un collège argovien et à l’Université de Zurich, Peter Köppel a fait sa thèse sur Rabelais. Après avoir participé à la rédaction du Livre blanc de David de Pury en 1995, il fonde sa propre agence en 1997. Le consultant poursuit: «Dans un contexte où les deux communautés s’ignorent, je constate que les Alémaniques se montrent néanmoins un peu plus ouverts que les Romands et plus enclins à développer des projets en collaboration avec les francophones.»
Si chaque région a pu vivre repliée sur elle-même tant que la Suisse bénéficiait d’une conjoncture favorable, ce n’est plus le cas à l’heure où l’Europe entière est fragilisée par la crise de l’endettement.
«Pour dynamiser la croissance helvétique, les PME doivent porter leur horizon au-delà de la Sarine. L’intensification des échanges est la condition de l’innovation», conclut Peter Köppel.
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