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Etats-UnisQuand la baraque à frites devient un relais gourmandLes cantines roulantes s'embourgeoisent et prennent du galon en recrutant dans les cuisines des palaces. |
Bilan No.25 - 10.02.2010
Elle fait partie du paysage autant que les cactus ou le Grand Canyon: labaraque à frites américaine, souvent chromée et ronde, qui rassemble deux mythes «made in USA», la route et le snacking. Ces temps-ci, la flotte de cantines roulantes tend à s'étoffer et à se diversifier.
Via les désormais incontournables résaux sociaux Twitter ou encore Facebook, vous êtes renseignés en permanence sur le menu du jour de la salle à manger à roues la plus proche. Et n'allez pas croire que les nachos et autres poulets frits restent les seuls plats à l'affiche. Aujourd'hui, l'accent est mis sur l'offre culinaire qui stipule que le boeuf a été nourri au pré, qui met à l'honneur l'organique, le local, le végétarien. Et qui propose des crèmes brûlées dignes des meilleurs restaurants de New York ou de Los Angeles.
La baraque à frites s'embourgeoise et prend du galon en recrutant dans les cuisines des palaces. Les prix restent toujours plus intéressants que ceux pratiqués par les restaurants et les banquiers, poussés sur le pavé - au moins pour se sustenter - par la tourmente financière, apprécient la qualité à moins de 10 dollars. Jeff Blank, restaurateur à Austin, Texas, compose des repas pour une addition qui tourne autour de 75 dollars, un prix qui explique la baisse de ses revenus de 20 à 25% enregistrée l'année dernière. En mars, il a alors décidé d'acheter un camion et d'en faire sa salle de rattrapage! Bien lui en a pris: les revenus de sa roulotte gourmande lui permettent d'éponger les pertes du restaurant et parfois même d'embaucher un extra quand le travail s'accumule.
Beaucoup de chefs s'accordent à dire que le plus dur, en franchissant le cap du grand restaurant à la cantine à roues, est de garder sa fierté et de faire tomber les préjugés parfois sceptiques sur la qualité de ces établissements de la route.
- D'après The Wall Street Journal
Crédit photo:Keystone
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